LA LEGENDE DES TROIS COMMERES

Le maître de Château Vilain avait trois filles, très belles, intelligentes... ayant l'âge de se marier. Selon la coutume, le Père invitait chaque dimanche un jeune homme du voisinage, digne de ses filles, soit noble, soit propriétaire de vastes domaines, soit haut placé près du Roi, et le présentait en leur demandant de faire un choix.

Chaque fois, elles trouvaient ces futurs époux, ou trop laid, ou trop petit, trop gros, trop grand, borgne, boiteux, négligé, méchant, trop bon, rustre, sans éducation, etc ...

Le Châtelain était désespéré qu'aucun ne trouvât la faveur de ses filles. Après plusieurs mois, n'y tenant plus, il se plaignit à la Fée. Cette dernière du haut de son nuage, qui suivait chaque entrevue, puis entendait les méchantes critiques des trois jeunes filles, avait compris depuis longtemps que ces dernières avaient le coeur aussi dur et froid que le marbre. Aussi, pour les punir d'être aussi exigeantes, égoïstes et sans tolérance, les transforma en un coup de baguette magique en trois statues de pierre qui furent appelées "Commères", leur laissant ainsi tout le temps de continuer à proférer des méchancetés sur leurs possibles prétendants.

Avec les années, de ces trois "Commères", deux déjà se sont écroulées. Seule la plus jeune reste encore debout (on reconnaît facilement la tête, la poitrine et le corps...). Mais cette dernière est aussi menacée de disparaître.

 

LA CHAPELLE DE CHÂTEAU-VILAIN

Entre Histoire et Légendes (recherche ; Guy Fumey)

De 1184 à 1186, Simon de Commercy, Seigneur de Château-Vilain et possédant le Val de Sirod, faisait construire au sommet de la colline, l'impressionnant château-Vilain (forteresse de 220m de long et 60m de large).

En 1186, il fit ériger cette petite chapelle castrale au pied du château, à l'entrée nord du village de Richebourg (on dit aussi Bourg Dessus) abandonné depuis 1914 et dont on peut encore voir quelques ruines.

Sur l'histoire de cette chapelle, aujourd'hui restaurée, le lecteur tranchera entre la vérité historique et la part de légende entourant ce souvenir du XIIe siècle.

 

•  Le vťu du Seigneur :

On raconte que le Seigneur de Watteville, à la chasse, vit son cheval effrayé par un lièvre débouchant du fourré, s'élancer au galop vers les falaises dominant les Pertes de l'Ain. Il fit alors le vťu de construire une chapelle là où la Vierge implorée arrêterait le cheval. (D'autres versions rapportent le même événement survenu à la Dame châtelaine !). En tout cas, les chevaux s'arrêtèrent, la parole fut respectée et la chapelle construite en 1186. Pour les habitants du Bourg Dessus, c'était là un témoignage de la puissance de la Sainte Vierge qui fut tenue en plus grande vénération encore dans le Val de Sirod. Cette chapelle fut dédiée à l'Assomption.

 

•  La force de Mater Dolorosa :

Une autre légende rapporte qu'au moment de la révolution de 1789, des républicains exaltés ont arraché la statue de pierre (Mater Dolorosa) de cette petite chapelle et se dirigeaient vers la falaise, afin de précipiter la statue dans la rivière, en contrebas. Mais arrivés au bord du précipice, ces brigands furent soudain figés sur place, ne pouvant avancer d'un pas. Ils abandonnèrent la statue et s'enfuirent.

Cette statue qui avait retrouvé sa place dans la chapelle de Château-Vilain, se trouve maintenant dans l'église de Sirod (1 e pilier à droite).

 - JPEG - 82.8 ko - next pictureLa CHAPELLE CASTRALE

 - JPEG - 66.4 ko - next pictureCHATEAU-VILAIN

 

LA PIETA